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Guatemala : échanger, partager et éclairer afin de mieux soutenir la lutte contre l’impunité

  • Guatemala : échanger, partager et éclairer afin de mieux soutenir la lutte contre l’impunité
    1 novembre 2017

    Le 25 octobre dernier, l’équipe d’Avocats sans frontières Canada (ASFC) au Guatemala s’est rendue dans la ville de Rabinal, dans la région de Baja Verapaz, afin d’offrir une formation portant sur les éléments constitutifs du droit pénal international.

    Ce rendez-vous, destiné aux avocats, aux juristes et aux autres membres de l’équipe de l’Association du Cabinet Juridique Populaire de Rabinal (Asociación Bufete Jurídico Popular de Rabinal « ABJPR »), avait pour objectif d’enrichir la compréhension des participant-e-s en lien avec les standards juridiques applicables en matière de crimes internationaux.

     

     

    Cet événement a été organisé dans le cadre des projets Renforcement de la défense des droits fondamentaux des femmes autochtones, financé par le Programme québécois de développement international (PQDI) et Protection des droits des enfants, des femmes et autres collectivités vulnérables (PRODEF), financé par Affaires Mondiales Canada (AMC) et mené en consortium avec le Bureau international des droits des enfants (IBCR).

     

    Le droit international au Guatemala, de l’espoir à la réalité?

     

    Cet atelier de formation a permis aux participants de placer les projecteurs sur différents crimes tels que le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, et les crimes d’agression. Plusieurs de ces crimes n’étant toujours pas définis dans les lois guatémaltèques, les juristes du pays doivent actuellement se référer aux traités internationaux pertinents signés par le Guatemala, tel que le Statut de Rome, afin d’identifier les éléments des crimes et de connaitre les éléments de preuve à recueillir.

     

     

    Au moment où l’on assiste à la reprise du deuxième procès contre l’ex-dictateur José Efrain Rios Montt, accusé de génocide à l’endroit des communautés mayas, ont donc été mis à la disposition des participant-e-s des outils de travail, des conseils et des repères pouvant mieux les orienter et, du même coup, les appuyer concrètement dans les dossiers qu’ils mènent devant les tribunaux nationaux et internationaux.

    En leur permettant de jeter un nouvel éclairage sur les défis à relever en matière de lutte contre l’impunité dans le pays, cet atelier de formation a ainsi rappelé l’importance et l’utilité de la jurisprudence des tribunaux pénaux internationaux afin de mieux interpréter et comprendre la portée des conduites délictuelles reprochées.

     

    Une longue route pour vaincre l’impunité

     

    Rappelons que le bilan du conflit qui s’est déroulé de 1960 à 1996 est estimé par la Commission d'Éclaircissement Historique (CEH) à plus de 200 000 morts, 45 000 disparitions forcées et un million de déplacés internes.

    La ville de Rabinal et la région de Baja Verapaz, où s’est tenu cet atelier de formation, ont elles-mêmes été le théâtre de massacres parmi les plus violents et meurtriers du conflit armé, particulièrement en 1981 et 1982. La CEH indiquait dans son rapport que des actes de génocide avaient été commis contre l’ethnie Maya-Achí vivant dans cette région.

     

     

    En réponse aux demandes et initiatives de plusieurs organisations de la société civile dédiées à la promotion et à la défense des droits humains, l’ACJPR a été créée en 1999 dans le but d’offrir des services de conseils et de représentation légale aux victimes de violence, particulièrement celles qui sont survenues dans le cadre de ce conflit de 36 ans.

    Cet engagement constant a même permis à l’organisation de mener des cas devant les plus hauts tribunaux nationaux ainsi que devant le Système interaméricain de protection des droits humains, une réalité encore considérée comme étant improbable il y a quelques années.

     

    À propos

     

    Avocats sans frontières Canada (ASFC) est une organisation non-gouvernementale de coopération internationale en matière d’accès à la justice. Depuis 2002, elle soutient la défense des droits humains des groupes ou des personnes les plus vulnérables par le renforcement de l’accès à la justice et à la représentation légale. Présente au Guatemala depuis 2009, son travail en appui aux avocat-e-s et défenseur-e-s des droits humains a contribué à donner un élan historique à la lutte contre l’impunité dans le pays.
     


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