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« Retour à la liste Publié par Avocats sans frontières Canada
le 31 octobre 2017

Expatriée en Colombie : quand le rêve devient réalité

Isabelle Boisvert-Chastenay est conseillère juridique volontaire déployée en Colombie dans le cadre du projet Protection des droits des enfants, femmes et autres collectivités vulnérables (PRODEF) mis en œuvre par Avocats sans frontières Canada (ASFC) et le Bureau international des droits des enfants (IBCR). Elle agit depuis le 1er juin dernier au sein de l’organisation partenaire Corporación Humanas – Centro Regional de Derechos Humanos y Justicia de Género.

 

 

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Je suis arrivée il y a un peu plus de trois mois en Colombie pour un mandat de huit mois en tant que coopérante volontaire au sein de la Corporación Humanas – Centro regional de derechos humanos y de justicia de género. Avant de partir, comme toutes les personnes qui s’expatrient à l’étranger, j’ai écouté, un peu perplexe, mon entourage me dire que cette expérience changerait ma façon de penser, que les huit mois passeraient en un coup de vent et que je vivrais les meilleurs moments de ma vie.

Aujourd’hui, je sens à la fois que j’ai quitté le Québec hier et que j’ai vécu ici toute ma vie.

 

Mon travail au sein de la Corporación Humanas

 

Le travail au sein de la Corporación Humanas est autant passionnant qu’intéressant. J’ai eu la chance de voyager sur le terrain dans le département du Chocó et j’ai également plusieurs autres visites de prévues pendant mon mandat.

En tant que conseillère juridique volontaire au sein de cette organisation, mon travail consiste principalement en l’appui dans les projets concernant la situation des femmes dans le département du Chocó et concernant la substitution de cultures illicites prévue par l’Accord de paix signe entre le gouvernement colombien et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC).


Concrètement, mes taches comprennent la rédaction de rapports de recherche, l’appui lors de formations données aux femmes visées par les projets et l’animation de groupes de discussion avec de recueillir de l’information sur le terrain. Aussi, je suis en charge de l'Observatoire de sentences judiciaires de la Corporación Humanas qui constitue un outil de suivi des jugements rendus en Colombie en matière de droits des femmes.

 

Photo : Murale à Bogotá
 

La coopération permet de tisser des liens de confiance
 

Bien que tous les aspects du travail soient valorisants, c’est de par les trois missions au Chocó et la relation de confiance qui s’est lentement construite avec certaines victimes en particulier que j’ai pu réaliser l’ampleur de la nécessité de la coopération internationale.

En effet, au-delà des formations données et des rapports rédigés pour dénoncer les violations aux droits humains des femmes de ce département, j’ai pu constater que le simple fait d’être écoutées et crues pouvait opérer un changement positif chez elles. Certaines d’entre elles ont même manifesté de désir de se joindre à une organisation de la société civile et d’autres souhaitent pouvoir transmettre leurs apprentissages à d’autres femmes de leur entourage.
 

L’organisation des femmes colombiennes pour défendre leurs droits et la force du mouvement féministe qui s’est développé dans le pays m’impressionnent chaque jour et je suis heureuse d’avoir la chance d’y participer. 

La rencontre directe des bénéficiaires des projets de coopération et la visite des lieux m'ont permis de mieux comprendre le contexte social, politique et culturel des départements et a grandement contribué à mon travail dans les projets développés dans ces régions.


Bilan : un rêve devenu réalité
 

Cependant, tout ne peut pas être rose et étant ma première expérience professionnelle en espagnol, le défi de la langue a occasionné certaines difficultés et moments cocasses (à ma défense, un seul « s » différencie gatos/chats et gastos/frais). Mais j’ai appris que pour moi, l’ouverture d’esprit et le sens de l’humour étaient la clé du succès pour faciliter mon adaptation culturelle.

 

Photo : Centre-ville d'Istmina dans le département du Chocó 

Malgré tout, je dois encore me pincer chaque jour pour y croire. Je serai éternellement reconnaissante envers Avocats sans frontières Canada de m’avoir accordé l’opportunité de participer à cette expérience qui me permet de me réaliser pleinement tant dans ma vie professionnelle que personnelle.

Je peux affirmer que le seul point négatif de mon expérience colombienne est qu’elle aura une fin.

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Sujets : Colombie, PRODEF
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